Comment fonctionne un régime cétogène ?
Se lancer dans le régime keto, c’est profondément bouleverser ses apports quotidiens : adieu la plupart des sucres rapides et l’essentiel des glucides. Le corps, poussé à bout de ses habitudes, doit trouver ailleurs l’énergie dont il a besoin. Ce carburant de remplacement ? Les graisses, tout simplement. Pour que la bascule soit réussie, il devient impératif d’intégrer plus de matières grasses d’excellente qualité et de doser finement les protéines. La réussite de cette transformation dépend du respect d’une quantité de glucides dans un régime cétogène précise, qui ne laisse guère de place à l’improvisation.
Concrètement, cela se traduit par des repas centrés sur les bonnes graisses, accompagnés en abondance de légumes sélectionnés, et de viandes goûteuses. L’organisme, privé de sucre, enclenche alors la cétose, cet état où il s’alimente dans ses réserves de graisse pour chaque geste du quotidien. C’est une nouvelle mécanique interne qui se met en place.
Que faut-il manger pendant un régime cétogène ?
Dans la pratique, chaque assiette doit répondre à un équilibre exigeant. Les protéines d’abord : viande rouge ou blanche, œufs, abats, mais aussi fromages affinés, beurre, crème entière, tout ce qui conjugue richesse et saveur. La place des matières grasses n’est pas à négliger : huile d’olive, huile de coco, avocat, noix et graines trouvent leur place à chaque repas, en veillant toujours à la qualité.
La consommation de sucre, elle, doit rester surveillée de près : comptez entre 20 et 30 grammes de glucides nets au maximum par jour. À titre d’exemple, une portion de lentilles peut à elle seule représenter ce quota, tandis qu’un pot de yaourt nature allégé se situe déjà autour des 10 grammes. On saisit alors combien il est facile de dépasser ce seuil sans vigilance.
Pour maintenir la variété, les légumes à faible teneur en glucides deviennent incontournables : épinards, tomates, courgettes, brocolis ou encore salades vertes. Ils constituent le socle des repas keto, apportant fraîcheur et soutien à la satiété. Un autre réflexe s’impose : boire suffisamment d’eau, chaque jour, pour faciliter le travail des reins et accompagner l’élimination des déchets métaboliques.
Quels aliments proscrire du régime keto ?
Tenir la distance avec le régime cétogène signifie aussi éliminer certains produits de l’alimentation quotidienne. Exit les céréales, qu’elles soient sous forme de pain, pâtes, riz, maïs, quinoa ou avoine : leur richesse en glucides va à l’encontre de l’objectif recherché.
Pour vous aider à repérer ce qu’il vaut mieux laisser de côté, voici les principales catégories d’aliments à éviter quand on souhaite rester en cétose :
- Légumes racines tels que pommes de terre et carottes, très riches en sucres ;
- Pois et légumineuses, qui n’ont plus leur place dans l’assiette keto ;
- Sucres et boissons sucrées, des sodas aux jus industriels en passant par tous les produits hyperglycémiants.
À côté de cela, tous les produits industriels ultra-transformés, biscuits, gâteaux et aliments allégés (notamment en matières grasses), sabotent l’équilibre recherché par cette démarche nutritionnelle.
Migrer vers le keto, c’est accepter de changer sa vision des repas, de se montrer attentif à la composition de chaque produit, de faire preuve de curiosité mais aussi d’exigence. Cette nouvelle façon de manger n’est pas seulement une liste d’interdits ; c’est surtout une porte entrouverte vers une énergie revisitée, un rapport renouvelé à la satiété et, souvent, une façon de repenser son lien à la nourriture. Parce que, très vite, l’assiette devient le laboratoire intime où chacun expérimente ce dont il se sent vraiment capable.

